Mosterolium vers 1250
Monsterolium vers 1351

Son église est dédiée à Saint Antoine. Autour de l’église, un gazon sous les tilleuls recouvre l’ancien cimetière.

De charmantes maisons derrière les haies vertes avec la Foussarde qui serpente entre les jardins fleuris. C'est un site idyllique qui
annonce les paysages proustiens tout proches.

En 1836, Mottereau était un petit village de 230 habitants et 73 habitations. A la fin du XXe siècle, il ne restait plus que 167 Mottérois

Source : Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët


Les activités de la commune en 1836.
Si, comme dans tous les petits villages, l'activité à cette époque était essentiellement agricole, 10 laboureurs, 33 journaliers et journalières,
38 domestiques pour 128 personnes actives recensées, l'arisanat était cependant bien représenté. Un charpentier, un charron et son ouvrier, un cordonnie
et deux sabotiers, un maréchal et son ouvrier, trois maçons, un meunier, deux tailleur et trois tisserands.

 

Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 17 Décembre 2010

Source : Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët

Ecole des filles

 

Maison donnée par Madame de Guénée, elle était située face au cimetière.

En 1863, la baronne de Guesnet née Cugnot de l’Epinay, lègue à l’oeuvre des soeurs de Saint Paul par testament olographe, du 19 mai 1856,
une petite maison à Mottereau et deux jardins y attenant pour y fonder à perpétuité un établissement consacré à l’éducation des jeunes filles de
Mottereau et des jeunes filles pauvres de la commune de Vieuvicq

Le conseil accepta ce legs par une délibération du 21 juin 1863.
Voici la copie de cette délibération et celle du décret du 10 août 1868 autorisant l’acceptation de ce legs.

L’an mil huit cent soixante trois, le vingt et un juin à midi.
M. le maire a donné lecture au conseil du testament olographe de Madame la Baronne de Guesnet née Cugnot de l’Epinay en date, à Paris aux ternes rue
saint Charles N° 16, le 19 mai 1856 - signé Zoé de Guesnet née Cugnot de l’Epinay. La dite dame de Guesnet décédée à Paris quartier des ternes le 28 juillet
1859. Le testament ainsi conçu :
je lègue à l’ordre des soeurs de la congrégation de Saint Paul dont la maison mère est à Chartres, une petite maison à Mottereau et deux jardins y attenant, pour y fonder à perpétuité un établissement consacré à l’éducation des jeunes filles de Mottereau et des jeunes filles pauvres de la commune de Vieuvicq, plus une rente perpétuelle de huit cents francs, un capital de seize mille francs et un mobilier selon le tarif de la communauté etc.

M. le maire a également donné lecture au dit conseil des réclamations faites par les héritiers naturels par lesquelles ils demandent la suppression entière
de ce legs ou du moins une forte réduction, eu égard au peu d’importance de la succession.
Le dit conseil vu
1° le testament ci-dessus cité et les réclamations des héritiers directs, considérant que le legs fait par Mme la Baronne de Guesnet en faveur des enfants
pauvres et des malades indigents de la commune de Vieuvicq peut rendre de grands services et être d’une grande utilité aux habitants de cette commune et 
que les réclamations des héritiers ne peuvent être prises en considération, attendu que ce legs ne diminue point réellement le montant de la dot de chacun
des enfants vivants puisque cela est pris sur une faible partie de la dot qui était destinée à une troisième demoiselle de Guesnet décédée célibataire et 
inhumée à Mottereau. A cet effet, le dit conseil est d’avis que le legs fait par Mme la Baronne de Guesnet au profit de la communauté des soeurs de 
Saint Paul soit autorisé tel qu’il est proposé.
Fait et délibéré…
Ont signé : Brette – Larie – Germond – Dunas – Lhomme – Legrand

Le décret autorisant l’acceptation du legs est signé Napoléon et contresigné Vaillon.
Ce legs ne pouvait être d’autre utilité pour l’instruction des enfants pauvres de la commune de Vieuvicq. Quelques enfants des hameaux de Letellier et
du Boullay sont allés à l’école de Mottereau mais leur nombre a toujours été insignifiant. La distance était de 4 kilomètres pour le Boullay et
de 2 kilomètres pour Letellier.
Extrait de la monographie scolaire de Vieuvicq

Source : Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët